Plus jamais ça ! Gaziel et Julien Weiss

Avertissement : les enfants, les personnes sujettes à la claustrophobie ou en mauvaise santé respiratoire doivent être accompagnées. L’œuvre peut choquer la sensibilité de certain-e-s

La transformation de l’ascenseur en simulation de four crématoire a pour objet de confronter le public à l’inéluctable, au malaise. au caractère inarrêtable ainsi qu’à l’horreur du procédé choisi par les Nazis pour mettre en action leur sordide projet. Cette œuvre n’est en rien une ode à la solution finale mais plutôt un memento mori s’appuyant sur le devoir de mémoire et le traumatisme universel causé par ce crime contre l’humanité.

Le public est donc partie prenante de l’œuvre. Il est mis devant un choix : s’il veut prendre l’ascenseur il est obligé de rentrer dans cet espace qui le met mal à l’aise, sinon s’il veut se déplacer, il prend l’escalier, cette fuite  (assimilable à la survie) lui coûte de l’énergie.  L’œuvre pousse au paroxysme le malaise jusqu’ à l’obligation pour le public à mobilité réduite à passer par l’ascenseur.

Il est intéressant de noter que le démarrage chaotique de l’installation peut en soit devenir une œuvre. Plusieurs obstacles se dressent devant cette œuvre, le premier fût peut être moi même, je n’ai pas assez anticipé et fait de la médiation en amont, le deuxième est la réaction que l’œuvre a pu susciter avant même son installation. Un phénomène de rejet et un jugement se déclenchent rapidement chez certains interlocuteurs.

Au détour de conversations sur la mise en place du projet il est apparu qu’aujourd’hui traiter de la Shoah était certainement devenu un tabou plus fort peut être même que celui de la mort.
Il m’a aussi été conseillé d’accoler un organisme à l’œuvre pour obtenir une caution intellectuelle. Cette dernière réflexion pose ainsi la question de la nécessité à justifier de sa légitimité pour proposer une œuvre traitant de la Shoah.

Julien WEISS

Le sport n’est pas un jeu d’enfant, Franck Courtois

Conférence gesticulée
Durée 1h30 environ, puis causerie

Bienvenue à la grande compétition de la vie, à travers mon parcours de jeune sportif judoka puis d’entraîneur/éducateur, je vous propose une immersion incarnée dans les coulisses de la fabrique à champion. Nous slalomerons entre les expériences, sauterons par dessus les idées reçues, balayerons devant les portes des institutions pour combattre et défendre une autre vision de la société.

 

Détruire, dit-elle, Aude Mahu

5 diptyques de 16×16 cm accompagnés d’un livret particulièrement abîmé.

Une série photographique écrite comme le meilleur de la chanson française : de beaux accords répétitifs, des sentiments vrais mais pas trop et une voix à demi juste parce qu on y gagne en crédibilité.
La Comédie humaine et Benjamin Biolay peuvent se rhabiller. Pour ceux qui ne supporteront pas ces deux termes accolés dans une même phrase, vous pourrez sans doute me trouver au bar pour en découdre.

A.M

Besoins techniques :
– 1 mini mur
– 1 mini table pour mettre le livret à disposition

Au pays sans porte, Rémy Carré (CARRE R)

– Rémy Carré (CARRE R) salle de l’ESAD
Art des sons fixés « Musique Concrète »

Pièce sonore ( Stéréo développée sur ensemble des HP)+ sampler voix (6 pistes indépendantes)
Durée : 3 mouvements total variable : 35 à 60′

Orchestre de Haut-parleurs avec table de diffusion au moins 12 voies

Nombre de HP : limité par le nombre d’amplis et hp disponibles

Jeu sur : L’intensité, la couleur, la localisation …

https://carre-r.bandcamp.com

Installation dès le lundi 26 pour le vendredi 3 mars
Besoins : platine vinyl en état de tourner (sans cellules) pour réaliser plusieurs « dream machines)
Carton pour réaliser des supports de HP

Le dispositif doit pouvoir accueillir d’autres « pièces » réalisées par des artistes, musiciens, plasticiens du son et autre aventurier du monde sensible des sons et images sonores….

Un programme ( planning de diffusion) sera mis en place :

etc…

4 compositions de Paul Laurent pour 4 films de Hans Richter

Ces quatre compositions ne doivent pas être considérées comme des «musiques de film».
Les quatre films de Hans Richter, pour lesquelles elles ont été crées, n’ont d’ailleurs pas besoin de musique.

Je propose des musiques libérées des usages cinématographiques, autorisées à corrompre le sens du film, à parler d’autre chose que du film…

Pourquoi pas ? N’est-ce pas DADA ?

À travers ces compositions, je m’adresse à Hans Richter. Directement. Je veux croire en un mode de communication entre lui et moi.
Lui : l’image ; moi : le son
Ses images animées communiquent déjà entre elles, avec nos sens, avec un au-delà mystique, à travers le temps…

Nous partageons le même goût pour le montage, le trucage, la magie, le bricolage, le jeu, l’humour, l’abstraction et le réalisme…

Plutôt que de glorifier l’œuvre (qui n’en a pas besoin !), j’ai voulu rendre hommage à la créativité de Hans Richter, son imagination, son inventivité, en inventant moi aussi.

C’est aussi l’occasion pour moi de rendre hommage à la création en général, au moment magique où naissent les idées.

pl

Salle D3 (orchestre de haut parleurs)
Besoins techniques : 1 vidéo projecteur.

Alambic Sonore, Patrice Lubin, Shoï Extrasystole et Vincent Aucagne

Installation permanente + performance

 

Œuvre au paroxysme de la dualité et de la synesthésie, qui fait entendre les odeurs, les couleurs, les énergies et l’inécoutable, qui permet de visualiser les parfums, les ondes, les interdits et l’amour, qui donne la perception d’effleurer les effluves, les fréquences, les mouvements, la chaleur et la vie, qui laisse le pouvoir de déguster des nuances, des lumières, des sons, des bouillonnements, des connaissances et la mort.

Le fruit de cette installation, de cette distillation, collaboration entre des chimistes, des musiciens, des inventeurs, des artistes, des agriculteurs, des chercheurs, et des alcooliques est la transformation et à la destruction même du fruit.

Cette distillation clandestine, qui est très sévèrement sanctionné par la loi, est ainsi installée aux yeux de tous.

La vulgarisation de toute cette chimie, cette électrochimie, cette agrochimie, cette biochimie employée, est la démonstration que le plaisir et le bonheur des connaissances qu’elle peut procurer ne sont cachés que par la vulgarité de la désinformation et de l’ignorance.

La diffusion d’un savoir faire, d’un savoir créer le désir, d’un savoir donner le plaisir est ainsi expliqué en montrant la fabrication de cet outil de destruction des personnes et des savoirs

Le bouillonnement de toute cette alchimie créative s’évaporant ainsi que toute la quintessence produite pour polluer l’atmosphère de ses fragrances merveilleuses et toxiques.

LIEN : http://www.oudeis.fr/shoi-patrice-lubin-alambic-sonore/